Cyberpoète

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mercredi, février 1 2012

Manifeste du Surréalisme, Le rêve et l'imagination

En 1924, André Breton, le "gourou" du Surréalisme compose le premier manifeste du Surréalisme, 

En relisant l'introduction ci a-après, je me dis que ce texte fondateur n'a rien perdu de sa force, de sa vérité profonde.

Tant va la croyance à la vie, à ce que la vie a de plus précaire, la vie  s’entend, qu’à la fin cette croyance se perd. L’homme, ce rêveur définitif, de jour en jour plus mécontent de son sort, fait avec peine le tour des objets dont il a été amené à faire usage, et que lui a livrés sa nonchalance, ou son effort, son effort presque toujours, car il a consenti à travailler, tout au moins il n’a pas répugné à jouer sa chance (ce qu’il appelle sa chance !). Une grande modestie est à présent son partage : il sait quelles femmes il a eues, dans quelles aventures risibles il a trempé ; sa richesse ou sa pauvreté ne lui est de rien, il reste à cet égard l’enfant qui vient de naître et, quant à l’approbation de sa conscience morale, j’admets qu’il s’en passe aisément. S’il garde quelque lucidité, il ne peut que se retourner alors vers son enfance qui, pour massacrée qu’elle ait été par le soin des dresseurs, ne lui en semble pas moins pleine de charmes. Là, l’absence de toute rigueur connue lui laisse la perspective de plusieurs vies menées à la fois ; il s’enracine dans cette illusion ; il ne veut plus connaître que la facilité momentanée, extrême, de toutes choses. Chaque matin, des enfants partent sans inquiétude. Tout est près, les pires conditions matérielles sont excellentes. Les bois sont blancs ou noirs, on ne dormira jamais.....

Breton m'a toujours intrigué, l'homme a produit une œuvre poétique majeure au XXe siècle et il fut l'un d'un dernier grand poètes Français car il vécu en un temps charnière ou le livre avait encore son importance.

On ne connais que peut de chose de sa vie tant l'homme qu'il fut est resté masqué derrière son œuvre et le mouvement littéraire qu'il a initié.

« Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement. »

le surréalisme est un mouvement littéraire de l'entre deux guerres.
Un mouvement issu cette période folle ou l'on cherchait à fuir et oublier la barbarie occidentale en éclatant les barrières entre les cultures et les civilisations.
Il est le fruit du début du XXe siècle, le résultat d'une époque ou tout semblait encore possible.



La grande guerre, les révolutions communistes ont bouleversé le monde connu et les évolutions technologiques majeures commençaient a poindre le bout de leur nez.

André Breton et son manifeste sont l'expression de cette envie d'explorer des voies différentes de celles qui ont mener l'Europe a la grande tuerie.


vendredi, janvier 20 2012

Raymond Queneau - Si tu t'imagines


Si tu t'imagines
si tu t'imagines
fillette fillette
si tu t'imagines
xa va xa va xa
va durer toujours
la saison des za
la saison des za
saison des amours
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures

Si tu crois petite
si tu crois ah ah
que ton teint de rose
ta taille de guêpe
tes mignons biceps
tes ongles d'émail
ta cuisse de nymphe
et ton pied léger
si tu crois petite
xa va xa va xa va
va durer toujours
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures

les beaux jours s'en vont
les beaux jours de fête
soleils et planètes
tournent tous en rond
mais toi ma petite
tu marches tout droit
vers sque tu vois pas
très sournois s'approchent
la ride véloce
la pesante graisse
le menton triplé
le muscle avachi
allons cueille cueille
les roses les roses
roses de la vie
et que leurs pétales
soient la mer étale
de tous les bonheurs
allons cueille cueille
si tu le fais pas
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures

Raymond Queneau, L'instant fatal

vendredi, janvier 13 2012

Perte du tripleA

(comptine pour le petit Nicolas)

"ouin, ouin"

"qu'y a-t-il mon enfant ?"

"j'ai perdu un A.."

"Quoi ?"

"un AnAnAs"

mardi, janvier 3 2012

Être Ange - Jacques Prévert



« Être ange
C’est étrange
Dit l’ange
Être âne
C’est étrâne
Dit l’âne
Cela ne veut rien dire
Dit l’ange en haussant les ailes
Pourtant
Si étrange veut dire quelque chose
étrâne est plus étrange qu’étrange
Dit l’âne
Étrange est
Dit l’ange en tapant des pieds
Étranger vous-même
Dit l’âne
Et il s’envole. »

Jacques prévert

jeudi, décembre 29 2011

Bernard de Ventadour

C'est surement le plus connu des troubadours du moyen age.

Il vécu au XIIe siècle, entre 1125, son année de naissance au château de Ventadour en Corrèze, et sa mort aux alentours de l'an 1193 a l'abbaye de Dalon en Dordogne.

Ses origines sont obscures, la légende le dit fils d'un serviteur et de la boulangère du château. Il fut le disciple du vicomte Ebles II dit "Lo Cantador", le seigneur de Ventadour, qui lui enseigna son art. Elève doué, il devint rapidement le poète attaché à la cour de Ventadour mais une intrigue amoureuse l'en chasse.

On le retrouve plus tard dans l'entourage d'Aliénor d'Aquitaine avant qu'elle n'épouse Henri II Plantagenet. On ne sait pas vraiment si il la suivi en Angleterre. La légende dit qu'il s'épris de la reine.

Plus tard, il fut au service de Raymond V, comte de Toulouse.



(version originale)

Can vei la lauzeta mover
De joi sas alas contra’l rai,
Que s’oblid’ e’s laissa chazer
Per la doussor c’al cor li vai,
Ai! Tan grans enveya m’en ve
De cui qu’eu veya jauzion!
Meravilhas ai, car desse
Lo cor de dezirer no’m fon

Ailas! Tan cuidava saber
D’amor, e tan petit en sai,
Car eu d’amar no’m posc tener
Celeis don ja pro non aurai.
Tout m’a mon cor, e tout m’a me,
E se mezeis e tot lo mon;
E can se’m tolc, no’m laisset re
Mas dezirer e cor volon.

Anc non agui de me poder
Ni no fui meus de l’or’ en sai
Que’m laisset en sos olhs vezer
En un miralh que mout me plai.
Miralhs, pus me mirei en te,
M’an mort li sospir de preon,
C’aissi’m perdei com perdet se
Lo bels Narcisus en la fon.

De las domnas me dezesper;
Ja mais en lor no’m fiarai;
C’aissi com las solh chaptener,
Enaissi las deschaptenrai.
Pois vei c’una pro no m’en te
Vas leis que’m destrui e’m cofon,
Totas las dopt’ e las mescre,
Car be sai c’atretals se son.

D’aisso’s fa be femna parer
Ma domna, per qu’eu’lh’ o retrai,
Car no vol so c’om voler,
E so c’om li deveda, fai.
Chazutz sui en mala merce,
Et ai be faih co’l fols en pon;
E no sai per que m’esdeve,
Mas car trop puyei contra mon.

Merces es perduda, per ver,
Et eu non o saubi anc mai,
Car cilh qui plus en degr’aver,
Non a ges, et on la querrai ?
A ! Can mal sembla, qui la ve,
Qued aquest chaitiu deziron
Que ja ses leis non aura be,
Laisse morrir, que no l’aon.

Pus ab midons no’m pot valer
Precs ni merces ni’l dreihz qu’eu ai,
Ni a leis no ven a plazer
Qu’eu l’am, ja mais no’lh o dirai.
Aissi’m part de leis e’m recre;
Mort m’a, e per mort li respon,
E vau m’en, pus ilh no’m rete,
Chaitius, en issilh, no sai on.

Tristans, ges non auretz de me,
Qu’eu m’en vau, chaitius, no sai on.
De chantar me gic e’m recre,
E de joi e d’amor m’escon.


(traduction en francais moderne)

Quand je vois l'alouette déployer
joyeusement ses ailes face au rayon du soleil,
puis perdre conscience et se laisser choir
à cause de la douceur qui pénètre son cœur,
hélas ! une grande envie me vient
de tous ceux qui jouissent d'amour
que je suis étonné que mon cœur
aussitôt ne fonde de désir !

Hélas, je me croyais savant
d'amour, et j'en sais si peu,
puisque je ne puis me retenir
d'aimer celle dont je n'obtiendrai rien.
Elle a mon cœur et mon être,
elle-même et le monde entier ;
et, en se dérobant à moi, elle ne me laissa rien
d'autre que le désir et le cœur soumis à sa volonté.

Je n’eus plus pouvoir sur moi-même
et je ne m’appartins plus dès l’instant
où elle me laissa regarder dans ses yeux,
en ce miroir qui tant me plaît.
Miroir, depuis que je me suis miré en toi,
De profonds soupirs ont causé ma mort,
et je me suis perdu comme se perdit
le beau Narcisse dans la fontaine.

Je désespère des dames ;
jamais plus je ne me fierai à elles ;
autant j’avais pour coutume de les exalter,
Autant maintenant je les méprises.
Puisque je vois qu’aucune n’est de mon côté
contre celle qui me ruine et me détruit,
je les crains toutes et de toutes je me méfie,
car je sais bien qu’elles sont toutes pareilles.

Ma dame, en cela, se montre bien femme,
c’est pourquoi je lui en fais reproche ;
car elle ne veut point ce qu’on doit vouloir
et, ce qu’on lui interdit, elle le fait.
Je suis tombé en disgrâce, et j’ai vraiment
agi comme le fou sur le pont ;
je ne sais pourquoi cela m’arrive,
sinon d’avoir voulu grimper trop haut.

En vérité, la compassion est perdue,
et moi je n’en savais rien jusqu’ici,
car elle qui devrait en avoir le plus
n’en a guère ; et où donc irai-je en chercher ?
Hélas ! comme il semble impossible,
pour qui la voit, de croire qu’elle laissait mourir,
sans lui porter secours, ce malheureux consumé
de désir qui sans elle n’aura jamais de salut !

Puisque auprès de ma dame ni prières, ni pitié,
ni les droits que j’ai, ne peuvent me servir,
et que rien ne lui plait,
jamais plus je ne lui dirai que je l’aime.
Aussi je m’éloigne d’elle et renonce ;
elle m’a tué, et par la mort je lui réponds ;
je m’en vais, puisqu’elle ne me retiens pas,
malheureux, en exil, je ne sais où.

Tristan, vous n’aurez plus rien de moi,
car je m’en vais, malheureux, je ne sais où.
Je renonce à chanter et m’en désiste,
et je cherche refuge contre la joie et l’amour.
.

mardi, décembre 27 2011

Louis Aragon

Louis Aragon est né le 3 octobre 1897 à Paris. Il y meurt le 24 décembre 1982.

Entre ces deux dates, la vie d’un homme, d’un homme hors du commun.

Une vie en quête de vérité, de sa vérité.

Une vie qui a commencée par un mensonge, celui de sa naissance.

Avec sa mère

 

Son père : Louis Andrieux, 57 ans, un notable, procureur de la république à Lyon, puis député, préfet de police, et ambassadeur de France en Espagne.

Sa mère : Marguerite Toucas, 24 ans. Elle fera passer Aragon pour le fils adoptif de sa mère et Andrieux pour son parrain.

L’enfance se passe à Paris puis à Neuilly ou sa tient une pension de famille.

Après son baccalauréat latin-sciences, il s’inscrit à la faculté de médecine en 1916, il est affecté au Val de grâce. Nommé médecin auxiliaire en 1918, il part pour le front. C'est à cette époque que Louis Andrieux et sa mère lui avoue le secret de ses origines.

Il publie son premier poèmes « soif de l’ouest » dans le numéro de mars de Nord-Sud, revue fondée par Pierre Reverdy. Puis en juin, il part pour le front. En août, il est cité a l’ordre du régiment et reçoit la croix de guerre.

C’est pendant cette période qu’il rencontrera Breton, lui aussi médecin. Tout deux passerons des nuits a lire Lautréamont. Plus tard, après la guerre, après Dada, ils fonderont le mouvement surréaliste avec Philippe Soupault.

En 1920, Tzara, le maître du Dadaïsme arrive a Paris. Les trois jeunes gens s’enflamment pour cette révolte contre l’ordre établi. Aragon publie « Feu de Joie ». Soupault et Breton publie « les champs magnétiques ». C’est aussi l’époque ou, avec Breton, il essaie en vain d’adhérer au parti communiste.

Le premier roman, « Anicet ou le panorama » paraît. Aragon, en plus d’être un grand poète, fut aussi un romancier hors pair, au grand dam d’André Breton. Déjà Aragon se distingue de ses camarades.

1922, échec a l’examen de médecine. Il n’aura pas a choisir entre celle-ci et la littérature. La même année, il publie « les aventures de Télémaque ». Une approche moderne d’une aventure on ne peut plus classique, notre poète essaiera toujours de concilier tradition et modernisme, toute son œuvre en témoigne.

Puis, en 1924, pendant que Breton publie le « manifeste du surréalisme », Aragon, quand à lui, fait éditer « le Libertinage ».

Pendant plusieurs années, Aragon est plongé dans le surréalisme. Il participe a diverses manifestations surréalistes, publie des recueils de poésie tel « le mouvement perpétuel », tout en continuant a être prosateur avec « Le paysan de Paris ».

Il publie son manifeste, le « Traité du style ».

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en 1930

De 1926 a 1928, il vivra avec Nancy Cunnard. Elle le quittera lors d’un voyage à Venise. C’est avec elle, qu’il détruira les pages de son romans « La défense de l’infini » dans un hôtel madrilène. C’est aussi pendant cette période qu’il finira par adhérer au PCF , en compagnie de Breton et d’Eluard. Ceux-ci n’y resterons que quelques mois.

Après un tentative de suicide, la vie reprend son court, il s’installe rue du Château, lieu ou vécurent notamment les frères Prévert, des amis d’enfance. Il rencontre Maïakovski, puis Elsa Triolet la belle sœur du poète russe.

Il commence a se détacher du surréalisme. Après la publication de « front rouge » que Breton qualifiera de poésie de circonstance, ce que revendiquera Aragon et une série de pamphlets (« spécialité du chef de file du surréalisme ») qui ne feront qu’envenimer leurs relations déjà tendues depuis des années, la rupture sera définitive.

Jusqu’en 1939, sa vie sera jalonnée par plusieurs voyages en URSS, ce sera une vie de militant, de défenseur du communisme. Il accueille à la frontière des républicains espagnols et militent pour la défense de la culture.

Le 28 février 1939, il se marie avec Elsa, la femme de sa vie. Il s’éloigne des communiste en prônant un pacte entre France, Angleterre et URSS, alors que se signe le pacte germano-soviétique.

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Elsa

En septembre, il est mobilisé et affecté comme médecin auxiliaire. C’est pendant cette période, qu’il écrit les poèmes du « crève-cœur », premier recueil apolitique depuis bien des années.

En 1940, Il commence la publication des « voyageurs de l’impériale » a la NRF, revue dirigée alors par Drieu la Rochelle. Puis c’est le tour de la « rime en 1940 » ou il prend la défense d’une poésie « classique ». Le texte va en fait beaucoup plus loin qu’il n’y paraît car en défendant la tradition en une tel époque, il s’oppose nettement au visées du nazisme et de son homologue le communisme qui prétendait tout deux dirigé la vie culturelle.

Cette même année, il reçoit de nouveau la croix de guerre. Aragon a toujours été, quoique l’on dise, un combattant. Tout les témoignages montrent que la peur de la mort n’a jamais été sa préoccupation première. C’était un chevalier au sens que donne le cycle du Graal a ce mot , toujours près a défendre l’Elue de leur cœur et a partir au combat si cela s’avère nécessaire.

En 1941, il renoue avec le PCF clandestin. Drieu la rochelle cesse la publication des « voyageurs de l’impériale » à la NRF.

Aragon et Elsa sont arrêtés par les allemand sur la ligne de démarcation, ils seront emprisonnés a Tours. Ils sont finalement relâchés et vont s’installés a Nice.

C ‘est l’époque de la résistance. Aragon, a l’instar d’Eluard, fait parti de ceux qui dans l’ombre ont résister a l’Allemagne Nazie. Pendant cette périodes naîtront les textes célèbrent comme les « yeux d’Elsa » ou « la rose et le réséda ».

Aragon sera un résistant actif, en 45 il suit De Gaulle dans son voyage en Alsace et en Lorraine. C’est aussi a ce moment qu’Elsa obtient le prix Goncourt pour son roman « le premier accroc coûte deux cent francs ».

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Les années après guerres sont liées a L'histoire du PCF. Jusqu'a la mort d'Elsa en 1970, Aragon ne publiera plus de grandes œuvres polémiques... Par contre, c'est pendant ces années là que naîtrons : "Le roman inachevé", son autobiographie poétique ; "Les Poètes", son histoire de la poésie, et surtout "Elsa" et "Le fou d'Elsa" deux textes dans dans la tradition de l'amour poétique et en même temps si novateur.

Après la mort de l'Aimée, Aragon continuera son œuvres a la foi poétique et politique mais sa détachera bien des fois du communisme "pur et dur"  notamment en protestant contre la déchéance de nationalité du musicien Mstislav Rostropovitch ou en condamnant le trucage du suicide du fils de Nezval, le Poète Tchèque. Protestations qui lui valurent une forte mise en garde ses dirigeants du PCF, et surtout qui se traduisirent par une cessation du soutien financier aux journal qu'il dirigeait depuis l'après guerre "Ce Soir".

En 1981, Mitterrand lui remet la légion d'honneur. Peu de temps après paraissent des "Adieux" :

 

Jeunes gens qui parlez tout bas
Quand je passe
Écoutez s'éloigne mes pas...

La Fourmi et la cigale

Une fourmi rêvait de devenir reine des animaux.
Tout les jours, toutes nuits, elle ne pensait plus qu'a cela, ça en devenait une obsession.

La Cigale, sa voisine qui passait ses journées a chanter et ses nuits a danser, voyait bien que la fourmi n'allait pas bien.
Elle qui d'habitude était si industrieuse, se laissait aller
.
Son jardin, d'habitude si bien entretenu était envahit pas les mauvaises herbes.
Sa maison était, quand a elle, envahit par la poussière et çà et là trainaient des vêtements sales et la vaisselle s'amoncelait dans l’évier.

La Fourmi passait ses journée à rêver de gloire, à faire des plans de conquête du pouvoir.
Elle descendait le matin sur la place publique, haranguant les autres animaux pour qu'ils l’élisent reine des animaux à la place de ce gros balourd de Lion qui passait son temps à dormir.
Elle criait à qui voulait bien l'entendre que sous sa gouvernance tous aurait travail et prospérité, citant en exemple ses pareilles qui étaient restées a la fourmilière, travaillant encore et encore, sans relâche, au bien être de leur colonie.

Mais, les autres animaux, n'avait que faire de ses discours.
Ils finirent par fuir la place publique, lassés par l'oratrice.
Un matin, la place resta déserta, la fourmi s'y retrouva seule.
Elle attendit le matin suivant, se disant que les autres animaux finiraient bien par revenir, mais rien ne se passa.
Et il en fut de même les jours suivants.

La Cigale, voyant cela, essaya de la raisonner.
De lui faire comprendre que les autres animaux n'étaient pas des fourmis, qu'ils n'avait que faire de travailler puisque tout leur étaient donné grâce à la générosité de Dame Nature.
Elle essaya de montrer à la fourmi que tant que chacun respectait l'équilibre naturel, tous pourraient vivre a leur gré.

La fourmi ne voulut rien entendre.
La cigale lui dit alors de conquérir au moins sa fourmilière, qu'une fois reine des fourmis, elle pourrait peut-être conquérir le royaume des animaux.

C'est ainsi que la Fourmi retourna vivre dans la fourmilière et tenta en vain de conquérir le pouvoir.
Jamais elle n'y parvint car les fourmis n'avaient que faire d'un bavarde.

La fourmi finit pas mourir seule, abandonnée de tous, se disant qu'elle aurait du naitre chez les hommes, eux au moins l'auraient écoutée.


lundi, décembre 26 2011

Conscience et Noel

Quand on a pas d'enfants, ou alors que l'on est fâché avec toute sa famille, ou encore que l'on a une famille exceptionnellement militante, bref quand on est en dehors des cadres classiques de la famille, on peut dire :

"moi je n'offre pas de jouets & jeux issue des usines chinoises".

Où encore,

"moi je n'offre que des jouets écolos made in France"

Quand je vois cette débauche de surconsommation pour Noël pour rendre les enfants heureux pour quelques heures au pire, quelques jours au mieux, je me dis que l'on est quand même bien piégé par notre société.

Une sacré bande de moutons !

Bien sur on peut toujours refuser le système et tenter d'expliquer au enfants pourquoi eux n'auront pas le dernier jouet a la mode alors que tout leur petit copains l'ont etc...

Tout est toujours possible en théorie, mais en tant que parent, il faut être sacrément fort pour lutter contre l'envie de voir ses enfants heureux pour être en accord avec ses convictions intimes.

Surtout si l'on est le seul de sa famille a avoir de telles convictions et que tous luttent au contraire pour satisfaire leur besoin de plaisir immédiat histoire de se donner l'impression de vivre.

Au risque de passer pour un vieux con, je dirais que : La société de surconsommation est dès le plus jeune age bien programmée dans la tête de nos enfants avec ce culte, cette orgie de cadeaux obligatoire qu'est devenu Noël.

(C'est tout de même paradoxal, dans ce pays largement laïque et majoritairement anti- clérical, que l'on en soit venu a de tels excès pour une fête religieuse !)

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